L’évolution du gaz suite à la COP26

Les principales décisions prises lors de la COP26, des chiffres clés et les objectifs posés. Où en sommes-nous quelques jours après la fin des négociations ? Et quelles seront les conséquences sur l’évolution du gaz en France ?

Le lien entre le gaz et la COP26

La COP26, la 26ième Conférence des Parties a pris fin samedi 13 novembre 2021 à Glasgow. Après deux semaines de négociations, les 196 pays participants se sont engagés à respecter le Pacte de Glasgow. A travers celui-ci, ils s’engagent à garder à portée de main (« Keep 1.5° alive ») les +1,5°C de réchauffement climatique comparé à l’ère préindustrielle (1850-1900).

Les décisions prises

Premièrement, le Pacte de Glasgow appelle à réduire l’utilisation et l’extraction du charbon. Jusqu’à la veille de la signature, l’arrêt de l’extraction du charbon était la décision retenue. Néanmoins, des pays comme la Chine et l’Inde ont insisté pour son ralentissement. En effet, les négociations ont été complexes en Ecosse à cause de trop grandes différences de besoins et d’un passé incomparable. Une décision plus souple a donc été prise afin de trouver un terrain d’entente.

Secondement, les pays les plus développés au Nord s’étaient engagés en 2009 à verser chaque année, à partir de 2020, une aide Climat aux pays du Sud de 100 milliards de dollars mais cela n’a pas été honoré. De plus, les pays du Sud ont exprimé leur mécontentement envers les pays du Nord car ils leur imposent de réduire leurs émissions de gaz à effet de serre alors que ces derniers en ont profité à l’ère industrielle pour se développer et que nous savons aujourd’hui que les pays du Sud ne sont pas responsables de l’essentiel du changement climatique.

Quelques chiffres

Dans un rapport finalisé en février 2022, le GIEC (Groupe d’experts Intergouvernemental sur l’Evolution du Climat) nous sensibilise sur les conséquences probables du dérèglement climatique d’ici 2050.

degrés C

mètres

millions

millions

+1,5°C : objectif fixé par les Accords de Paris sur le climat (2015). La hausse constatée en 2020 a été de 1,2°C par rapport à sa valeur préindustrielle.

+13 mètres : si le réchauffement climatique atteint les +2°, le GIEC estime que la fonte des glaces du Groenland et de l’Antarctique de l’Ouest pourrait être responsable de la montée du niveau de la mer de 13m. La conséquence serait que 13 des 20 mégalopoles du monde pourraient être menacées d’être inondées, parmi elles : Bangkok, Hô Chi Minh-Ville, New York, Miami, Calcutta, Alexandrie, Abidjan, Lagos et Rio de Janeiro.

80 millions : de personnes supplémentaires pourraient souffrir de la faim d’ici 2050 avec un réchauffement global de +2°C. La raison : une baisse de 4% à 10% de la production agricole.

400 millions : de personnes qui pourraient être confrontées à une pénurie d’eau avec un réchauffement ne dépassant pas +2°C. La Banque Mondiale a estimé à plus de 140 millions de réfugiés climatiques d’ici 2050.

Quels changements pour la France ?

La France a rejoint une coalition d’une trentaine de pays et de banques de développement. A travers celle-ci, elle a prévu de mettre fin aux subventions d’exploitation des énergies fossiles étrangères. Pour cela, elle prévoit de couper les investissements pour le pétrole, le gaz et le charbon à l’étranger à partir de fin 2022. Ceci s’appliquera pour tous les projets qui ne comporteront pas de « dispositifs d’atténuation » des gaz à effet de serre (le captage et le stockage de CO²). En parallèle, elle se tient à son calendrier personnel qui planifie l’arrêt des financements des projets de ce type, et principalement ceux concernant les techniques de captage du carbone (2025 pour le pétrole et 2035 pour le gaz). Néanmoins, la ministre de la transition énergétique, Barbara Pompili a annoncé qu’il serait bien d’aller plus vite que le calendrier.

Une nouvelle alliance pour l’énergie

 

Lors de la COP26, la France et 11 autres pays ont rejoint une alliance, la « Beyong Oil and Gas Alliance » (BOGA). Les 12 pays se sont engagés à ne plus autoriser la production et l’exploration de pétrole et de gaz dès l’alliance rejointe et de fixer une date de fin d’exploitation et d’exploration pour les accords en cours. Cette date sera déterminée en fonction des Accords de Paris, qui ont comme objectif principal de ne pas dépasser les +1,5°C le réchauffement climatique par rapport à l’ère préindustrielle.

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La BOGA est constituée des pays suivants : France, Suède, Ireland, Portugal, Nouvelle-Zélande, Québec, Pays de Galles, Groenland, Californie, Danemark, Costa-Rica et l’Italie.

Quelles sont les conséquences sur la disponibilité du gaz dans les années à venir ? Quel sera l’impact de la COP26 sur l’évolution de son prix ? Est-ce que d’autres mesures vont être prises dans les années à venir ? Certaines seront-elles abandonnées ? Il est encore un peu tôt pour le dire. Nous vous tiendrons au courant sur l’évolution du gaz très vite !

En attendant, n’hésitez pas à lire ou relire notre dernier article pour comprendre la hausse des prix de l’énergie

⚡ Énergiquement vôtre, Alice

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